Ici j'ai trouvé la vie, la paix
L'Afghanistan était leur patrie



Toute la famille est soutenue par des personnes, de divers horizons engagés dans le soutien des personnes en demande d’asile, qui les accompagnent dans toutes les démarches : logement, l’équipement mobilier, la recherche d’emploi, la scolarisation...



Pour les parents, s’ajoute l’espoir de réussite des enfants, mais aussi de prendre part à la vie de ce pays d’accueil. « J’espère que la liberté la fraternité et surtout l’égalité soient des réalités, pas seulement des slogans. J’aimerais avoir le droit de vote, le droit politique et aider à construire un monde meilleur » conclue N.

par N. réfugiée afghane le 12/06/2017

L’Afghanistan était leur patrie

C’est N. la mère de famille qui, en danger parce qu’engagée politique a fui en 2011. Après les difficiles procédures administratives elle obtient la protection de la France et en juillet 2013, son mari un fils et sa fille la rejoignent à Mulhouse. Elle raconte leur parcours.N. précise : « J’ai laissé une partie de moi là-bas, j’ai perdu mes biens mais ici j’ai trouvé la vie la paix. C’est comme une nouvelle naissance. J’ai trouvé un beau pays que j’aime avec une culture très riche, j’ai aussi rencontré des gens formidable de solidarité, d’une grande gentillesse qui ne regarde pas l’origine ou la religion de ceux qui ont besoin d’aide. » Ce qui est plus difficile : «Ici mes diplômes ne sont pas reconnus, pour trouver du travail ce n’est pas facile. »
Sh. Le père précise que l’apprentissage du français est difficile et que les 100 heures de cours dispensés ne lui suffissent pas pour avoir le niveau nécessaire pour s’incérer dans notre société. Il a de faite peu de contact avec la société française, prend de leçons particulières de français et espère un hypothétique emploi.
B., jeune homme de 17 ans maitrise bien la langue, sa détermination d’intégration est impressionnante. « A mon arrivée je ne parlais pas un mot de français, en un an avec l’aide des profs j’ai appris, je suis bon en matières scientifiques, donc je peux plus investir dans les cours littéraires ». Ses efforts lui on permit d’entrée en 1er S cette année. Aujourd’hui il a des amis, une vie de jeune et espère faire la Fac de médecine.
L ., est une jeune fille de 19ans, comme son frère son arrivée est difficile en raison de la langue et avait peur de ne pas passer en seconde année de CAP qu’elle prépare au lycée Don Bosco, mais sa persévérance lui permet de passer en seconde année. Ses amies l’aide aujourd’hui dans son stage dans une maison de retraite pour comprendre les personnes âgées et lui traduisent même l’alsacien… Son espoir : devenir infirmière et « rester ici ou je suis libre comme un oiseau dans le ciel ».
Sh., le grand fils à 23ans est arrivé en juillet 2015, il étudiait la médecine en Turquie. Actuellement il apprend intensivement le français. « Au début j’étais perdu, je découvre petit à petit cette belle société, je veux apprendre rapidement la langue et pourquoi pas rejoindre l’université de médecine et être utile aux hommes ».

Lorsque se pose la question de leurs rêves, c’est unanimement qu’ils disent vouloir bien parler notre langue, obtenir la nationalité française.
B. précise son souhait de voir diminuer la violence, ici et en Afghanistan qu’il y ait la paix la liberté et surtout pas de guerre.